Une explosion chez AZF

21 mars 2006

L'Ingénu qui roula

L’ I NGENU QUI ROULA  -

 Une explosion bien ordinaire.

 

 Vous avez pu lire sur son site le commentaire suivant :  

 

 «  Pour casser les morts terrains, on utilisait par dizaines de tonnes chaque semaine un étrange produit blanc en granulés, amené dans des sacs de toile par un camion quelconque. Les boutefeux qualifiés, mais sorciers confirmés s’amusaient a faire peur aux visiteurs en le présentant vainement a la flamme de leur briquet.

 Après une simple préparation l’explosion était formidable et les bancs rocheux cassés en miettes sur plus de vingt mètres d’épaisseur. Ce n’était qu’un engrais de paysan au départ et Raoul l’ingénu ne vous donnera que le nom de la ville où on le fabriqua : TOULOUSE. »

 

  Après réflexion, au prochain 21 Septembre 2006 cinq longues années seront révolues en vain pour expliquer cette catastrophe de TOULOUSE. Raoul l’ingénu apporte donc maintenant sa contribution.

 

 Elle est extraite de «  TIRS – théories et technologies » de la revue « Les technique de l’Industrie minérale » n° 13 Mars 2002 par Monsieur Hubert X Ingénieur en Chef de l’Armement (CR)

 

 Les explosifs a base de nitrate d’ammonium se sont largement développés depuis les années 1960 et représentent maintenant plus de 85% du volume des explosifs utilisés en France et dans le monde.

   Ils exploitent la propriété que possède le nitrate d’ammonium (mélangé a quelques pour cent de produit combustible pour arriver a une réaction chimique complète) de prendre, sous certaines conditions un régime de détonation quand il reçoit un amorçage suffisant……

   Simples, bon marché, et faciles a fabriquer, ces explosifs sont obtenus par pulvérisation de quelques % de fioul sur un nitrate d’ammonium granulé de porosité appropriée. Leur faible sensibilité rend leur manutention et leur mise en œuvre aisées, et il est également possible de les fabriquer directement sur le site d’emploi avec un matériel relativement simple.

 

   Il est inutile d’aller plus loin dans la lecture de ce document technique très compétent et élaboré. L’expérience de Raoul porte sur quelques points :

 

  a) le composant de base du nitrate-fuel  est le gas-oil qui est disponible  a  profusion dans les réservoirs et jerrycans des camions chargeant sur dépôt. C’est le cas dangereux d’un camion de nitrate d’ammonium  en feu.

 

 b) un seul jerrycan (% identifié faible) suffit pour arroser un tas important de cet engrais et créer un effet de confinement par infiltration  en profondeur, ce qui permettra une importante explosion

 

    c) une masse critique est indispensable pour provoquer l’explosion. La vitesse de détonation est fonction du diamètre et du volume chargés et n’est pas du domaine du laboratoire, sur éprouvettes. 

 

   d) L’explosion dite la première de Toulouse est de type classique des mines : le nitrate-fuel amorcé par détonateur voire booster est utilisé dans les grandes carrières et découvertes minières.

 

 e)  la détente brutale par explosion provoque une décomposition gazeuse alors que les éléments constitutifs du nitrate d’ammonium sont l’oxyde d’azote, le dioxygène, l’ammoniac, etc.…..

 

   f) L’explosion dite la seconde s’apparente plus a un coup de poussier en l’air, donc immédiatement consécutif, aux conséquences d’effet de choc et de projections toujours lourdement dramatiques. L’état final des transformateurs électriques fondus est une bonne indication de ce qu’ont subi les coupe-circuits. Effectuer un tir au milieu du réseau surchargeable d’une usine défie toutes les consignes de sécurité

.

     g)  Nous avons vu que le nombre de personnes compétentes dans l’utilisation des nitrates-fuels est très important, non seulement en France, mais dans tous les pays. Les applications minières connues de Raoul se situaient au Maroc. Les boutefeux et leurs assistants en ont la maîtrise ; d’autres, moins  bien intentionnés également, comme certains terroristes même amateurs  connus hors métropole..

 

  h) Ce danger latent d’information du grand public a dû peser d’un certain poids dans le secret qui entoura cette catastrophe. Après plus de cinquante mois d’initiatives  et de réflexion, la Vérité, a laquelle il est insensé de croire échapper au nom de la raison d’Etat, mérite d’être enfin connue.

 

  i)  La coopérative agricole d’un village proche n’a plus maintenant de « nitrate d’ammonium » poreux a commercialiser ; les ammonitrates plus stables sont présents. Les paysans en ont besoin pour les cultures. L’ensachage vu est différent.

 

j)L’Algérie est un de nos fournisseurs de nitrate d’ammonium par lots de dix mille tonnes (dont 60.000 tonnes dans un port breton en 2005). Le risque de fabrication n’est plus supporté en France. Le risque de consommation perdure.

 

  

   RAOUL l’ingénu ferme sa modeste contribution, mais le document officiel expliquant les causes de cette catastrophe reste lui, obstinément fermé. Certains chercheurs examinent les hypothèses, souvent farfelues qui invoquent le rayon vert, les courants vagabonds, les aéronefs survolant la zone,  les émanations gazeuses du voisin ; que peut-on inventer d’autre ? Ces dossiers d’étude ont tout disséqué dans le détail.

  Allez donc simplement visiter une grande carrière de France où de Navarre, vous comprendrez  ce que pensent et connaissent les mineurs!

 

Posté par briletpirao à 20:16 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]